Madame, Monsieur,

Le vote du budget qui vient d’avoir lieu, a pour but de gérer les finances publiques dans le cadre de l’intérêt collectif. Il reste, chaque année, l’un des moments fondamentaux de notre vie communale.

Cet acte d’engagement majeur définit nos choix, nos ambitions, notre capacité à assurer le rôle qui nous incombe et que vous nous avez confié. Il reflète l’ensemble de nos actions et de nos projets. Il garantit notre indépendance qui, dans le contexte actuel, doit sans cesse être l’objet de toute notre attention.

La commission des finances qui se réunit régulièrement et plus encore en cette période essentielle, s’attache à concilier le délicat équilibre du fonctionnement (part de budget des dépenses courantes sans lesquelles rien ne serait possible) et de l’investissement, malheureusement inextensible, objet de tous les vœux, de tous les souhaits, de toutes les (bonnes) intentions.

L’investissement représente les projets d’équipement (importants ou plus modestes) que nous souhaitons voir se réaliser parce qu’ils sont nécessaires et attendus. Parfois impatiemment il est vrai, tant par les Audoeniennes et les Audoeniens que par la Mairie,  mais, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de le dire, le temps administratif (et plus encore le temps budgétaire), n’est pas le temps du quotidien.

Nous nous attachons cependant à réaliser, dans la mesure de l’enveloppe disponible pour une commune comme la nôtre, l’essentiel de ce qui doit être fait. Ce qui naturellement entraîne une sélection et des choix.

C’est toujours, quoi qu’il en soit, un exercice difficile que prévoir les recettes et les dépenses de l’année. Surtout lorsque jusqu’au dernier moment (et même après) l’on ne possède pas tous les éléments financiers que l’Etat doit nous faire parvenir.

Notre but essentiel est de gérer le quotidien en préservant un avenir incertain par nature.

Nous veillons donc de différentes manières (renégociations de contrats, mise en concurrence, marchés publics, soutien de nos projets par des élus nationaux, soins apportés à nos dossier éligibles à des aides financières, etc.), à rationaliser les dépenses, à réaliser les économies qui peuvent l’être, dans le but d’améliorer notre marge de manœuvre financière et de compenser, lorsque cela se peut, le désengagement de l’Etat.

Très cordialement.

Le Maire

Jean AUBOURG