Le mot du maire

Madame, Monsieur,

Il est fréquent dans le cadre du quotidien, au hasard d’une rue de la commune ou chez un commerçant, que vous croisiez un membre de la municipalité.

En cette période où l’on parle beaucoup d’élus, il me semble nécessaire d’apporter quelques précisions d’ordre général, non pas sur ce qu’il est convenu d’appeler les élus nationaux, mais sur des élus plus proches de vous, les élus de proximité, les élus municipaux.

Après les élections municipales, partout en France, les proportions de voix exprimées pour chacune des listes en présence permettent
d’élaborer les conseils municipaux. Dans notre commune, au terme de la législation, il est composé de dix-neuf personnes. Soit,hormis le maire, une parité de neuf femmes et neuf hommes. Le maire nomme ensuite les adjointes et les adjoints, parmi les membres de ce nouveau conseil.

Une fois celui-ci constitué la mission de l’ensemble des élus, issus d’une liste ou de l’autre, est alors de définir et mettre en place la politique communale telle qu’établie et décrite dans les documents de la campagne électorale.

Le bon sens, le temps et la vision de l’intérêt public devraient, peu à peu, niveler les différences. Ce n’est évidemment pas toujours le cas, mais, c’est néanmoins ce qui s’est produit chez-nous, à Saint-Ouen-du-Tilleul.

Cette tâche exigeante dure six ans – la durée d’un mandat – au cours desquels il faut administrer la commune, favoriser son développement, décider des travaux, les mener à terme, gérer le patrimoine, organiser les élections, répondre aux demandes nombreuses des administrés, etc.

Les élus communaux sont tenus d’assister aux conseils municipaux, soit environ huit par an. Certains d’entre eux siègent au Conseil Communautaire et toutes et tous sont nommés dans différentes commissions municipales (Finances, Ecole, Communication, Animation, etc.) ou sociale (le Centre Communal d’Action Sociale) avec, dans ce cas, la participation de personnes non élues.

Il faut également bien faire la différence entre élus et employés de la mairie, c’est-à-dire agents territoriaux. Les élus définissent les grandes orientations et les objectifs à atteindre, tels que décrits dans le programme, ou bien les problèmes qui surgissent inopinément. Les agents territoriaux s’occupent de la mise en œuvre d’un certain nombre de ceux-ci. A l’inverse des élus qui ne font « que passer », les agents territoriaux exercent leur activité de mandat en mandat.

Quelques élus perçoivent une indemnité définie par des textes de loi très précis. Ces indemnités sont en proportion de la taille des
communes, avec une marge d’application laissée à leur appréciation. Dès le début de ce mandat, lors d’une délibération, le conseil municipal a voté la baisse
des indemnités du maire et de ses adjoints. Plus largement, comme tout citoyen imposable, un élu municipal paie ses impôts et ne bénéficie dans le cadre de son mandat d’aucun passe-droit, ni avantage.

D’une manière générale, en fonction des compétences qui leur sont attribuées – ou bien de celles qui leur restent – ils œuvrent, ici comme ailleurs, pour le plus grand bien des habitantes et des habitants des communes dont ils sont le maillon de l’Etat le plus proche, le plus immédiat et le plus accessible.

Très cordialement.
Le maire
Jean Aubourg

Cérémonie des vœux du maire

Madame, Monsieur,

Nous voici au seuil de 2019. Avec pour chacun, comme toujours à chaque nouvelle période symbolique du calendrier, de l’espoir, des projets et des souhaits.

Vous le savez, dans ce domaine de souhaits, nous avons pour la commune un certain nombre d’objectifs, d’ambitions, dont je vous entretiens régulièrement du développement ; par l’intermédiaire du bulletin communal, sur le site de la mairie, ou, éventuellement, par l’intermédiaire de la presse.

Alors me direz-vous, qu’en est-il précisément des intentions de cette nouvelle année ?

-*-

Certains des projets que je vais évoquer sont déjà en cours de réalisation ; d’autres n’attendent que le feu vert de subventions (situation sur laquelle je reviendrai) ; d’autres encore interviendront plus tard ou sont déjà achevés.

-*-

Il en va quelquefois de la vie d’une commune comme du cours des choses. Elle suit sa route plus ou moins paisiblement, puis, sans que l’on s’y attende, elle bifurque parfois pour suivre un chemin moins immédiat pendant quelques temps, avant, fort heureusement et avec un peu de détermination, que tout ne rentre dans l’ordre.

C’est, à peine imagé, ce qui s’est produit pour le cabinet médical des Tilleuls et les vicissitudes qui ont prévalu à sa situation actuelle. Je ne reviendrai pas sur les raisons de cela, chacun sait maintenant à quoi s’en tenir.

Au mois de juin 2018, afin de répondre à l’étonnement et à l’inquiétude alors récente de beaucoup d’entre nous devant la fermeture annoncée, j’exprimais dans le bulletin municipal que la mairie était déjà engagée dans une réflexion qui permettrait à terme la poursuite de l’activité du cabinet médical qui se trouvait alors dans une situation assez navrante.

Eh bien cet engagement est tenu.

Depuis le premier janvier, depuis six jours, la commune est propriétaire du cabinet médical, devenu maison médicale des tilleuls.

Nous avons racheté au Foyer Stéphanais, bailleur social ancien propriétaire des lieux, ce bâtiment, ainsi d’ailleurs que ceux de la résidence autonomie, ex RPA, dont je vous parlerai tout à l’heure.

Si nous ne l’avions fait, l’ensemble de ce bâtiment médical aurait retrouvé une vocation d’appartements, selon le projet du Foyer Stéphanais.

En dehors des aspects sociaux et psychologiques négatifs que cela aurait représenté, nous ne pouvions laisser partir ainsi,  je dirais même nous ne pouvions laisser se volatiliser de la sorte, sous notre nez, un cabinet médical dont la création remonte à 1986, dont la notoriété est établie et dont la position géographique est idéale.

Monsieur Desmarais, maire honoraire de la commune présent dans cette salle, fut à l’origine de cette initiative que nous voulons aujourd’hui voir se perpétuer.

Les choses vont maintenant se dérouler de cette manière :

Ces lieux qui souffrent d’une grande vétusté et ne sont plus conformes en bien des points à leur destination, vont être restructurés et remis en état. Ils feront également l’objet de mises aux normes d’accessibilité et bénéficieront de l’installation d’un ascenseur pour atteindre le premier étage.

Une étude va être réalisée prochainement afin de remodeler à terme le parking, son accès et sa sécurité.

Des contacts ont été établis ou sont en cours de finalisation avec des professionnels de santé dont, pour certains, la discipline pratiquée évitera aux patients de se déplacer à Rouen ou dans son agglomération.

Dans ce cadre, un pôle de santé, dont l’appellation exacte est un SISA hors les murs (SISA correspondant à un cadre juridique) va être mis en place en coopération avec la maison médicale de Bosroumois sous l’impulsion du docteur Devienne présent parmi nous ce matin.

Alors, qu’est-ce qu’un pôle de santé ? Un pôle de santé est un regroupement de professionnels de santé unis par les mêmes règles et objectifs de fonctionnement que ceux d’une maison de santé, mais avec, dans notre cas,  un exercice dans et hors les murs.

Ce pôle de santé n’implique pas le regroupement en un seul lieu des professionnels qui y sont attachés.

Il peut comprendre plusieurs sites, plusieurs maisons de santé.

Les professionnels exerçant dans ce cadre doivent élaborer un projet coordonné de santé et conclure un contrat pluriannuel avec l’ARS, l’Agence Régionale de Santé, établissement public administratif d’Etat.

Tout cela pour dire que la coopération « commune / professionnels » va permettre de mettre en place une structure élaborée qui apportera une réponse concrète de santé publique et d’offre de soins aux habitantes et habitants de nos deux communes. Peut-être, d’ici quelques temps, serons-nous rejoints par d’autres.

Dans ce même domaine, je tiens également beaucoup à saluer l’ouverture, depuis le 17 décembre à deux pas d’ici, derrière la mairie, du nouveau cabinet des docteurs Gray et Meurice avec lesquels nous entretenons d’excellentes relations depuis plusieurs années. Ils ont fait le choix de rester chez nous, ce dont je les remercie.

-*-

J’ai été un peu long c’est vrai, mais ce sujet très sensible, à propos duquel certains nous ont prêté obligeamment et un peu vite un manque de réaction,  ce sujet donc, a représenté de la part des élus en charge de ce dossier un très gros travail qui valait bien que l’on s’y attarde un peu, même si les choses sont loin d’être terminée.

Saint-Ouen-du-Tilleul, privé pendant un temps de son cabinet médical, retrouvera dans peu de mois une maison médicale digne de la commune.

-*-

En ce même lieu, au mois de janvier 2018, je vous ai fait part de plusieurs projets importants pour lesquels nous sollicitions un financement dans le cadre très précis qui est celui de la dotation d’équipements des territoires ruraux, la DETR, dotation d’Etat.

Je vous rappelle ces projets : la construction d’une école maternelle, justifiée par la grande vétusté des locaux actuels et par l’augmentation déjà en cours et très rapide du nombre potentiel de nouveaux élèves ; l’isolation thermique de l’école élémentaire pour laquelle peu de choses dans ce domaine ont été faites depuis sa construction ; la création d’un atelier municipal dont la nécessité n’est plus à démontrer en raison de l’état de délabrement des bâtiments actuels et enfin la mise en accessibilité des bâtiments communaux, incluant maintenant la résidence autonomie et son foyer, ainsi que le cabinet médical.

Ce dernier projet incontournable dans le cadre de la loi sur l’obligation d’accessibilité des établissements recevant du public aux personnes handicapées.

Ces subventions, jointes à celles sollicitées lors du dépôt des dossiers des deux écoles dans le cadre des Contrats de Territoires nous permettent potentiellement, dans au moins deux cas, d’espérer jusqu’à 80% de financement.

Hélas, pour 2018, nos quatre dossiers ont été refusés ; y compris, paradoxalement, celui portant sur l’accessibilité et ses obligations.

Non pas parce qu’ils étaient incomplets. Ils ont été refusés assez sommairement, pour des motifs objectivement discutables alléguant, par exemple, de la périurbanisation de Saint-Ouen pour justifier le refus.

La situation de Saint-Ouen du Tilleul a ceci de particulier qu’elle est insérée entre deux ensembles communaux plus importants, Grand-Bourgtheroulde et Bosroumois, mais qu’elle est surtout, en raison de sa mitoyenneté immédiate avec la ville d’Elbeuf-sur-Seine et la commune de La Londe, directement adossée à la Seine-Maritime et à la prééminence de la Métropole Rouen-Normandie.

Compte tenu de ce dernier point et en dépit de position ébroïciennes déconcertantes, nous sommes bien, selon la définition de l’INSEE, une commune de la couronne périurbaine rouennaise. Nous faisons partie, qu’on le veuille ou non, de l’Unité Urbaine de Rouen.

De ce fait, nos décisions, nos orientations, correspondent sans contredit aux dispositions prescrites par les documents d’urbanisme incontestable que sont le Scot et notre PLU, ce dernier, d’ailleurs établi en collaboration avec les services de l’Etat et approuvé par eux.

Il n’y a donc d’autres choix pour nous, accompagnés ou non dans nos projets,  que d’aller de l’avant et nous adapter avec dynamisme et vigilance à l’effervescence de ce contexte.

J’entends par « s’adapter au dynamisme et à l’effervescence » apporter à Saint-Ouen ce qui est possible, ce qui est nécessaire, ce qui est indispensable et ce qui correspond en temps réel aux besoins d’une population.

Ces projets sont naturellement maintenus et vont, à nouveau, être présentés en 2019 avec des mises à jour incluant, entre autre, l’ascenseur pour permettre, comme je vous l’ai dit, l’accès du premier étage du cabinet médical aux personnes à mobilité réduite.

Ascenseur qui, d’une manière ou d’une autre, sera mis en place.

Je vous fais part de tous ces détails afin de vous permettre de prendre la mesure d’une réalité   souvent ignorée qui ne tient pas, loin s’en faut, au seul exécutif communal, mais le plus souvent, que le sujet soit financier ou technique, au domaine exclusif de compétences intercommunales, départementales ou préfectorales dont nous sommes dépendants à des degrés divers et dont il nous faut bien, bon gré mal gré, accepter les décisions ou les rejets.

-*-

La RPA, résidence pour personnes âgées et devenue Résidence autonomie. Depuis deux ans, nous travaillons activement avec les services de la Direction de la solidarité et de l’autonomie du département de l’Eure et les choses qui n’avaient pas bougé pendant longtemps ont beaucoup avancé.

Cette résidence, dont les bâtiments sont entrés récemment dans le patrimoine communal, est gérée par le CCAS qui réhabilite les appartements à chaque changement de locataires.

Des travaux d’accessibilité sont prévus dans les salles d’eau où, là aussi, un grand retard avait été pris dans ce domaine.

Comme son nom l’indique la résidence est tournée vers l’autonomie de ses habitants et leur indépendance et depuis la fin de l’année 2018, sur un rythme qui croît, les différentes activités financées par le département qui vont s’y dérouler seront également destinées aux habitants de la commune.

Ce qui permettra de développer une mixité bénéfique à chacune et chacun et offrira ainsi à nos aînés de la commune un ensemble d’animations de proximité qui leur serait moins facile d’intégrer autrement.

-*-

Il existe, naturellement,  plusieurs autres projets pour 2019.

Une convention va être signée avec le Siège, syndicat d’électricité de l’Eure, afin de procéder, en deux tranches, à l’enfouissement des différents réseaux aériens dans la seconde partie de la RD 313, c’est-à-dire la rue des Canadiens, entre le rond-point du Roumois et la sortie de Saint-Ouen vers Grand-Bourgtheroulde.

A terme, un aménagement piétonnier dans l’esprit de celui qui vient d’être mis en place dans la première partie sera réalisé. Il sera ainsi loisible de traverser entièrement la commune à pieds, sans aucun risque.

Sur cette portion de route, un feu de signalisation va être installé devant la pharmacie afin, à la fois, de permettre aux piétons de traverser en toute sécurité, mais également de ralentir la vitesse des véhicules grâce à un système de détection.

-*-

Avec l’aide technique des services de la mobilité du département une étude importante des flux, des déplacements et de la vitesse des véhicules est en cours.

Il faudra, bien sûr, plusieurs mois avant d’en tirer les enseignements.

Notre commune, est traversée par deux routes départementales et nos principaux axes communaux servent de passage de traversée aux automobilistes des communes périphériques.

Comme nous n’allons pas dresser de frontières, il nous faut de la réflexion et de l’imagination.

Les maîtres mots de tout cela, hormis certaines situations qui resteront indépassables, seront : réguler, harmoniser, contraindre – car il le faut parfois – améliorer, partager.

Le mot partage est très important. Il sous-entend une répartition solidaire de la voirie entre véhicules, vélos et piétons et celle-ci sera effective partout où cela sera possible, y compris et surtout, dans la perspective potentielle de voies misent en sens unique.

Il faudra du temps, mais l’important est d’initier les choses, de les mettre en marche, de les placer sur une trajectoire.

D’autre part, deux projets d’aménagement, l’un de la place de l’étoile et l’autre de l’élargissement de l’entrée de la rue des Ecameaux sont également en cours de mise en place en liaison avec l’étude routière.

Ils permettront de maîtriser la  vitesse, de réduire le danger, d’organiser le cadre et de préparer, dans un avenir plus lointain, un cheminement piétonnier vers le cimetière.

Des aménagements de trottoir vont également être étudiés, mais pas partout. Nous sommes périurbains, mais nous sommes également ruraux.

Cependant, la nécessité de certains d’entre eux est évidente. Nous attendrons le résultat de l’étude routière et du plan d’aménagement qui en résultera pour statuer définitivement à ce sujet.

-*-

Quelques mots à propos de la voirie et du ruissellement.

Vous le savez sans doute, ces deux sujets importants ne sont pas de notre domaine de compétence, mais de celui de la CCRS.

A titre d’exemple, cet été, la voirie et l’amélioration hydraulique de la rue des Ecameaux devaient faire l’objet de travaux importants.

Eu égard à la situation de blocage affligeante que tout le monde connaît, rien n’a été obtenu cette année et il peu probable que la situation ne s’améliore avant la période qui suivra les prochaines élections municipales de 2020.

-*-

Je souhaitais également dire quelques mots à propos du lotissement en construction rue Briand. Le lotissement de La Chouque.

Tout ce quartier est en pleine transformation et il offrira, dans quelques temps un nouveau visage.

Ces changements permettront l’aménagement et la mise en place de déplacement doux reliant cet ensemble et la rue Angot avec le centre de la commune et les écoles.

Le but, là aussi, est de permettre de se déplacer à pieds en toute sécurité dans une commune qui n’était pas vraiment, jusqu’à présent, faite pour cela.

L’augmentation de circulation automobile que ce lotissement générera sera prise en compte dans le plan de circulation dont je vous parlais précédemment.

Enfin, le projet de réhabilitation de la mare des Écameaux est en cours d’étude, ainsi que cela a été fait pour la mare Verdier et la parcelle récemment acquise au croisement de la rue des Canadiens et de la rue Victor Hugo sera aménagée en espace vert.

-*-

Pour des raisons bien évidentes, la réalisation d’un certain nombre de ces objectifs se déroulera dans la durée, mais la mise en place de ces projets, de ces investissements, de ces avancées, doit se faire  dès aujourd’hui pour demain.

-*-

Vous avez probablement remarqué que je vous ai, jusqu’à présent, beaucoup plus parlé de projets que de réalisations.

Des réalisations il y en a eu bien sûr et je vous citerai entre autres choses :

La mise en place de l’ensemble du mobilier urbain sur la RD 313.

Le remplacement systématique par des LED de l’éclairage traditionnel et à ce propos, la coupure nocturne de l’éclairage a permis, pour l’année 2018, d’économiser plus de 8000€.

Le début de végétalisation du cimetière, avec l’aide de l’agence de l’eau, qui autorisera un entretien plus facile en évitant dorénavant les pesticides.

Le passage en liaison froide des repas du restaurant scolaire a permis une restructuration de la cuisine réaménagées avec du matériel ergonomique.

La démolition d’une partie de la maison dite « ancien presbytère » afin de préparer le passage pour la construction du futur atelier.

La réfection du mur qui entoure l’église.

L’extension de la ligne 8 de ramassage scolaire qui nécessitera, le moment venu, quelques aménagements. Etc…

Tout ce dont je viens de vous parler n’aurait pu et ne pourra se faire sans le travail quotidien et consciencieux d’une équipe communale soudée.

J’entends par équipe communale celle formée indistinctement par l’ensemble des élus et des agents territoriaux. Que ces derniers soient administratifs, techniques, périscolaires ou de restauration.

Je tiens à souligner et remercier le grand dévouement de toutes ces personnes à l’égard de la commune, de ses habitantes et de ses habitants.

Juste un dernier mot pour remercier, une fois encore, les enseignantes du groupe scolaire Jules Renard, mesdames Saraval, Vandeville et Cavalar, et indirectement Monsieur Faurre, pour leur très grande implication lors de la très belle cérémonie du centenaire de l’armistice de 1918.

-*-

Voilà, Mesdames et Messieurs ce dont je voulais vous entretenir aujourd’hui. Ce qu’il était nécessaire que vous sachiez de votre commune, sur les projets en cours et sur notre avenir commun.

La situation n’est pas toujours simple, nous ne sommes pas toujours entendus, mais il est cependant possible, la preuve en est, avec de la détermination, des projets structurés, votre soutien et l’aide de quelques personnes, dont Bruno Questel ici présent que je remercie, d’avancer et d’avancer encore.

-*-

Notre prochain rendez-vous annuel se situera à peu de distance des futures élections municipales. D’ici là, quel que soit l’avenir,  les choses continuerons de progresser pour notre commune de la façon que je viens de vous décrire.

Mesdames et messieurs je vous renouvelle tous mes vœux pour l’année 2019.

Qu’elle corresponde en tous points à ce que vous espérez y trouver pour vous et pour tous les vôtres.

Jean Aubourg,

Le maire

 

 

 

 

11 novembre 2018 – Discours de Jean Aubourg, le maire

Il est onze heures du matin, ce onzième jour du onzième mois de l’année 1918.  

Tout le long d’un front qui s’étend sur des centaines de kilomètres la même sonnerie retentit enfin. Celle du cessez-le-feu tant attendu, préfigurant le retour dans leur foyer de millions d’hommes.  

Hélas, pour un million trois cent quatre-vingt mille soldats français il est trop tard. 

Trop tard aussi pour seize audoeniens. Seize jeunes hommes qui, pour la plupart, ont quitté notre commune dès le 2 ou 3 août 1914. 

Plus de la moitié tombera dans les premières semaines de la guerre, quand rien d’autre n’importait alors que stopper absolument, même au prix de pertes épouvantables – et elles le furent – l’avance de l’envahisseur. 

Dès le mois de septembre, six d’entre eux sont déjà morts sur un total effrayant, pour ce seul mois, de près de 100 000 soldats français tués. 

En quittant leur famille, leur maison, ils pensaient, comme un très grand nombre de leurs contemporains, que la guerre serait courte. Elle ne le fut pas. 

A cette époque, Saint-Ouen-du-Tilleul est une petite commune de 328 habitants dans une France très majoritairement rurale. 

Et tous ces hommes qui, dès le trois août, s’en vont vers les casernes, ont certainement bien plus à l’esprit les proches qu’ils laissent derrière eux, ou les travaux agricoles inachevés, que des considérations de politique internationale qui les dépassent sans doute un peu. 

Aucun, bien sûr, n’a souhaité ce qui lui arrive, mais beaucoup, persuadés d’un devoir qu’ils jugent être le leur, animés par le patriotisme fervent de l’époque dans laquelle ils ont grandi partent sans hésiter vers le front. 

Ils se battront longtemps, courageusement, héroïquement, qu’ils soient de Saint-Ouen ou d‘ailleurs  et beaucoup ne rentreront pas.  

Seize audoeniens dont le plus jeune avait vingt-deux ans et le plus âgé quarante et un. 

Depuis 1920, leurs noms, gravés sur le monument aux morts communal, ne nous reviennent en mémoire qu’une fois ou deux par an. L’espace d’une cérémonie. 

Nous ne pouvons naturellement, chaque jour, chaque instant, évoquer leur sacrifice. Tout cela fait partie d’un monde qui s’éloigne alors que nous-mêmes sommes pris dans l’évolution vertigineuse de la société dans laquelle nous vivons. Un monde tellement différent du leur. 

Ils furent pourtant semblables à ce que nous étions à vingt ans, à trente ans et leurs épouses, leurs  fiancées, semblables en tous points aux nôtres. 

Il nous est difficile, aujourd’hui, de mesurer ce que furent leur courage, leur abnégation, leur patriotisme. 

Ils connurent la peur, le froid, la pluie, les obus meurtriers qui tombaient pendant des heures, les attaques au cours desquelles ils mouraient par centaines, la férocité et l’horreur sans nom de combats au corps à corps. 

Ils connurent la séparation, l’absence et le chagrin. 

Ils éprouvèrent le poids de l’amertume et de l’anéantissement. 

Ils vécurent ainsi plus de quatre ans dans des conditions inhumaines, au-delà de l’imaginable et cependant ils tinrent. 

Ils n’étaient pas des civils que l’on avait armés, mais des citoyens devenus soldats, unis dans le même élan de défense de la patrie. Rien de ce qu’ils firent ne fut inutile. Ils le prouvèrent et nous ne pouvons aujourd’hui ni l’ignorer, ni le réviser. 

Nous devons naturellement bien plus que cet humble hommage à tous ces hommes morts loin de chez eux et aux quatre millions trois cent mille blessés, dont beaucoup ne survécurent pas. 

Mais aussi aux estropiés, aux infirmes, à toutes les vies brisées et à la jeunesse perdue. 

Les autres, tous les autres, reprendront peu à peu une vie civile qui leur est devenue étrangère. Parfois depuis cinq ans. 

Ils retrouveront des enfants qu’ils n’ont pas vu grandir, ou qu’ils connaissent à peine.  

Des épouses, rarement revues, qui ont dû se substituer aux responsabilités alors dévolues aux chefs de famille ou occuper avec courage des postes et des emplois qui, peu de temps avant, leur étaient fermés. 

Les plus jeunes parmi tous ces soldats devront cependant attendre le 14 octobre 1919 pour que soit signée la démobilisation générale et qu’ils puissent enfin rentrer. 

La réadaptation sera immense, quand elle se fera, si toutefois elle s’est faite pour ces hommes dont une large part, estimera qu’ils ne peuvent rien communiquer de leurs souffrances ni de leur expérience. 

Certains, parmi les plus anciens présents ici, ont connu dans leur jeunesse un grand-père, un grand-oncle, un membre de leur famille, qui a participé à ce terrible conflit dont les derniers acteurs se sont éteints il y a peu d’années. 

Mais ce qui se passe aujourd’hui, en cet instant précis, vous l’aurez compris, est différent de nos cérémonies habituelles. 

Il nous faut avoir conscience que nous commémorons ensemble un évènement unique. 

Le centième anniversaire de la fin d’une guerre longue et terrible, d’une guerre européenne fratricide, présageant, hélas, dans sa férocité les conflits à venir au cours du 20ème siècle. 

Mais nous commémorons également l’immense espoir qui se leva alors d’une paix qui s’établirait définitivement en récompense, ou en leçon, du prix payé. 

Je ne voudrais pas terminer ce discours sans citer la phrase d’une très grande lucidité d’un grand écrivain français un peu oublié aujourd’hui : Georges Duhamel.  

Il s’engagea volontairement en 1914, puis participa à la bataille de Verdun et à la bataille de la Somme. 

Il reçut, en 1918, le prix Goncourt pour un livre témoignage sur les ravages d’une guerre qu’il connaissait si bien.  

Je le cite : 

« Les vérités profondes de la guerre, elles sommeillent à jamais dans les dix millions de crânes enfouis sous les champs de bataille.  

Les morts seuls savent quelque chose. Les survivants étreignent de précaires souvenirs que tout conspire à défigurer et à dissoudre ». 

Alors, nous tous ici, c’est notre rôle, efforçons nous modestement de transmettre un peu de tout cela afin que l’on ne puisse jamais oublier tous ces hommes, mais aussi toutes ces femmes.  

C’étaient nos grands-parents, nos arrière grands-parents. La France leur doit une indéfectible reconnaissance et nous  notre plus grand respect. 

Mesdames messieurs, mes chers enfants, je vous remercie. 

Le défibrillateur

La commune s’est équipée d’un défibrillateur. Depuis juillet 2018, il est en fonctionnement.

Le défibrillateur se trouve sur le mur du foyer de la Résidence St Jacques, bâtiment qui jouxte le cabinet médical. La signalétique est placée sur les axes avoisinants.

Une initiation à la formation au défibrillateur a été faite le 15 octobre 2018, à la salle des fêtes. Une douzaine de personnes ont bénéficié de cette formation qui a mis l’accent sur la nécessité de bien évaluer la prise en charge d’un arrêt cardio-respiratoire.

Deux autres formations sur les premiers gestes de secours ont eu lieu à la Résidence autonomie  le lundi 8 et le vendredi 12 octobre 2018, réunissant une dizaine de participants.

C’est l’occasion de remercier monsieur le Sénateur, Hervé Maurey pour le versement de la subvention qui nous a aidés à concrétiser l’achat du défibrillateur.

Le mot du maire

Madame, Monsieur,

La rentrée de septembre ouvre symboliquement la reprise des activités, qu’elles soient scolaires, professionnelles, publiques, ou autres, après qu’elles aient tourné au ralenti durant tout l’été.

Le groupe scolaire Jules Renard, bien entendu, n’a pas
fait exception à cette règle. Le trois septembre tout le monde était présent : enfants, parents, enseignants, agents territoriaux, élus. La reprise s’est effectuée dans de bonnes conditions d’organisation tant sur le plan du périscolaire que de la restauration, domaines où chacun et chacune, parents et mairie, semblent avoir trouvé leurs marques. Les années à venir vont voir graduellement le nombre d’élèves augmenter dans les deux écoles du groupe du fait de l’arrivée de nouveaux habitants. C’est en raison de cela et en dépit d’un retard momentané dû à une interprétation discutable de nos dossiers par
la Préfecture qu’il est indispensable qu’une nouvelle école maternelle voit le jour afin de remplacer le bâtiment actuel beaucoup trop ancien.

La mise au point des derniers détails de la réhabilitation de la rue des Canadiens – RD 313 – s’achève. La
réception de celle-ci sera bientôt effective. Chacune, chacun, peut maintenant bénéficier de ce qui devient un lieu de promenade fréquenté. Si l’on en juge par l’utilisation importante des deux voies de cheminement, la population de Saint-Ouen
(et même d’Elbeuf pour ce qui concerne le quartier du Buquet) s’est appropriée l’endroit avec beaucoup d’enthousiasme et c’est un réel plaisir de voir des couples, des mamans avec des poussettes, de jeunes enfants à vélo, des joggeurs, etc., déambuler à loisir, au soleil, de chaque côté de cette route.

En raison du développement de l’urbanisme de certaines parties de la commune, le nombre d’enfants se rendant au collège de Grand Bourgtheroulde augmente régulièrement. Leur transport est assuré, chaque matin et chaque soir, par des cars pour lesquels des arrêts sont positionnés à différents endroits des trajets. Dans certaines situations il est devenu nécessaire de
reconsidérer le positionnement de ces arrêts. La rue des Fougères, la rue des Ecameaux et la rue des
Bruyères en sont un très bon exemple. Il y a là de nombreux collégiens (et plus encore de futurs) qui doivent faire un long et pénible chemin à pieds pour gagner un arrêt ou en revenir, ou bien qui sont conduits par leurs parents aux arrêts de cars du
centre de la commune. La première demande d’amélioration de ces conditions faite par la commune date de 2016. La patience est une vertu sans doute récompensée puisque, après de nouvelles démarches, nous avons enfin obtenu la création d’une ligne supplémentaire qui sera mise en place en fin d’année. Elle desservira les rues énumérées plus haut et deux arrêts-abris seront créés : le premier rue des Bruyères et le second rue des Ecameaux dans la zone de la rue des Fougères.
Ces nouvelles dispositions vont éviter aux enfants un trajet parfois dangereux pour gagner un arrêt éloigné et permettre également aux parents de ne plus effectuer d’allers-retours matinaux, soulageant de cette façon la circulation.

Dans le cadre de nos projets, afin de continuer l’aménagement de la commune en offrant à toutes et à tous quelques espaces de détente, la Mairie a acquis la parcelle arborée qui se trouve à l’entrée de la rue Victor Hugo en bordure de la rue des Canadiens. Cet endroit sera aménagé de manière à permettre,
lorsque l’on se promène sur le cheminement piétonnier, de s’asseoir et passer quelques instants tranquilles à l’ombre des arbres qui s’y trouvent. La municipalité tient à remercier très sincèrement Madame Weigscheder ainsi que ses enfants d’avoir
permis à la commune cette facilité d’acquisition.

Le 29 juin, en présence de la Gendarmerie, s’est tenue une réunion publique à la salle des fêtes. Le thème en était « La participation citoyenne ». Sujet que l’on peut présenter comme une entraide entre voisins d’un même quartier face au risque de cambriolages. Cette réunion était organisée à la demande d’habitants de Saint-Ouen qui désiraient qu’une réponse soit apportée à leurs inquiétudes face à ce risque. Les dispositions à mettre en œuvre dans ce cas se font sur la base d’un volontariat et en coopération avec la Préfecture, la Gendarmerie et la Mairie. Les volontaires seront les bienvenus, mais à ce jour, en dépit des demandes à cet égard, personne ne s’est encore manifesté auprès de la mairie.

Une cérémonie liée à la commémoration du centième anniversaire de l’Armistice de 1918 se déroulera le 11 novembre prochain à la Mairie devant le Monument aux Morts à neuf heures trente. Un éclat plus particulier sera donné à cet anniversaire symbolique afin de rendre un hommage populaire et fervent à la mémoire de tous ceux qui donnèrent leur
vie pour sauver la France.

Très cordialement.
Le maire
Jean Aubourg

Amicale Pétanque Audoenienne 27

Le 25 août 2018 s’est déroulé le 1er challenge interne des adhérents de l’APA 27. Par un temps clément, dans la bonne humeur, 17 participants se sont affrontés en quatre parties, après un tirage au sort effectué avant chacune des quatre rencontres, afin de constituer les doublettes.

A l’issue de cette journée, un 1er classement a été établi selon les victoires et le nombre de points marqués par chaque participant.

Ce classement évoluera après chaque nouveau challenge afin d’établir un classement final et de remettre des récompenses à la fin de la saison.