RD 313 – Absence de signalisation au sol

En dépit du handicap que représente l’absence de signalisation au sol (passages pour les piétons, etc…) sur la RD 313 et du risque éventuel que cela représente, rien ne pourra être entrepris avant la mi-avril.

Il faut en effet que la température de la couche de revêtement atteigne 10°C, afin que la résine puisse adhérer. D’autre part, il ne faut pas d’humidité.

Conditions difficiles à réunir à l’heure actuelle.

Discours prononcé lors de la cérémonie des vœux de la Municipalité

Madame, Monsieur,

J’entends quelquefois dire que la période des vœux du nouvel an est un rituel laborieux. Un moment, pour certains, qui ne semble jamais devoir finir. Je peux vous assurer que pour nous, que pour moi, aujourd’hui il n’en est rien. Tout au contraire.

Le nouvel an est une tradition très ancienne qui, pour de multiples raisons depuis l’antiquité, s’est déplacé au hasard des calendriers, des nécessités ou des croyances.

On le retrouve ainsi au fil du temps en différents jours de janvier, parfois le jour de Noël, parfois le jour de Pâques, parfois au printemps, etc., etc.

Nous-mêmes, à Saint-Ouen, avons nos propres habitudes puisque nous le fêtons, entre nous, avec vous, le premier dimanche qui suit la nouvelle année.

Alors, le temps d’un discours, le temps de ce rendez-vous que nous nous sommes fixés et que nous entretenons d’année en année, je veux, je souhaite, n’évoquer avec vous que les choses qui nous concernent toutes et toutes dans leur immédiat.

Des choses qui nous éloignent quelques instants du quotidien et de son inéluctable avalanche de nouvelles et de faits divers largement commentés par ailleurs.

Ne parler pour cela que du premier cercle. Celui qui nous est le plus proche. Le cercle communal.

Ce périmètre familier dans lequel se déroule une partie de notre vie, une partie de la vie de nos enfants. C’est là que se trouve notre foyer, notre communauté.

Peu importe alors si l’on y passe toute une vie, ou seulement quelques années ; pendant cette période plus ou moins longue, plus ou moins brève, nous sommes toutes et tous du même village, toutes et tous audoeniennes et audoeniens.

Le village, la commune, ce lieu qui, d’après tous les sondages, est la première référence des habitantes et des habitants de notre pays. Et quoi de plus naturel que cela.

Nous voici maintenant parvenus dans la seconde partie de ce mandat électoral pour lequel vous nous avez élus au mois de mars 2014.

Bien des choses importantes ou plus modestes se sont produites depuis.

Nous nous étions alors engagés sur un certain nombre de projets ou d’initiatives et il me semble naturel, à ce stade, de vous faire part de ce qui a été effectué, de ce qui est en cours, de ce qu’il reste à faire avec, comme toujours, ce qui est visible et ce qui l’est moins.

Je ne vais pas, naturellement, vous faire ce matin la liste détaillée de l’ensemble de tout cela, mais simplement évoquer avec vous et pour vous, quelques points, quelques projets.

Projets qui demandent, quels qu’ils soient, de l’attention, de la concertation, du travail et beaucoup de ce temps qui passe si vite.

Alors sommes-nous pressés ? Peut-être.

Trop ? Certainement pas.

Il est vrai que tout ne vas pas toujours aussi vite que nous le souhaiterions ; la vie administrative bat sur un rythme qui lui est propre et qui semble souvent bien lent aux élus, comme aux administrés ; mais voilà, c’est le sien.

Pour le reste des choses, afin de pouvoir développer nos projets, il y a, inévitablement, ce domaine indéterminé et parfois imprévisible, des financements et autres subventions, ô combien indispensables, auxquels il faut avoir recours.

Je ne m’étendrai pas sur ce système étrange, quelquefois très éloigné, avec ses règles, ses réactions parfois non identifiées et la complexité à croiser son orbite au bon moment et au bon endroit.

En dépit de ce langage un peu…«astronomique» et de l’incertitude de certains financements nous avançons pourtant, nous avançons quand même avec une vision positive des choses en allant de l’avant en ne cédant ni à la morosité, ni à la facilité du dépit, nous inspirant sans doute de ce que disait en son temps Monsieur de Beaumarchais: « Si tout ne va pas bien, tout ne va pas mal ».

Ce à quoi je me permets modestement d’ajouter… alors, continuons.

Je commencerai donc par vous parler du groupe scolaire Jules Renard pour lequel, vous ne l’ignorez pas, de larges remises aux normes techniques ont été réalisées en plusieurs tranches. Ce qui a d’ailleurs également été valable pour l’ensemble des bâtiments publics de la commune.

Un programme de réfection des classes de l’école élémentaire et en cours et il se poursuivra jusqu’à ce que toutes les salles de classe soient rénovées.

Toujours pour ce qui concerne l’école élémentaire, un ambitieux projet de réhabilitation énergétique interne et externe est en phase d’élaboration, en collaboration avec l’Agence Locale de l’Energie et du Climat de l’Eure. Des travaux conséquents vont donc être entrepris dans ce domaine grâce à différentes subventions.

L’école élémentaire, construite dans les années 70, depuis son ouverture, a fait l’objet de quelques travaux énergétique maintenant dépassés de nombreuses choses sont donc à faire ou à refaire.

Vous le savez sans doute maintenant : en raison de difficultés de tous ordres (vétusté, sécurité, accessibilité, manque de classe et de place pour aujourd’hui et pour demain) un projet de nouvelle école maternelle comprenant trois salles de classes et les locaux afférents à celles-ci a été lancé. Ce projet permettra à terme de disposer de bâtiments modernes et décents pour les tout-petits, leurs enseignantes et le personnel périscolaire.

Enfin, et pour conclure sur ce thème des bâtiments, un second système d’alarme, dit anti-intrusion, a été installé dans les deux écoles du groupe. Chaque enseignante, enseignant, agent territorial ou intercommunal exerçant dans le cadre de l’ensemble des locaux, est à même de déclencher, grâce à un boitier individuel, une alarme générale.

Très directement lié à la vie scolaire à laquelle il est étroitement uni, l’espace périscolaire fait également l’objet de projets, puisque de nouveaux aménagements ont été, ou vont être, réalisés dans la cuisine du restaurant scolaire. Restaurant pour lequel il va falloir mener à terme une réflexion importante, de rénovation et probablement en premier lieu, de double service de repas entraînant d’éventuels aménagements d’horaires en raison du nombre croissant d’élèves qui y déjeunent maintenant.

Ce dernier point important et sensible reste encore à débattre avec les enseignants et les parents d’élèves.

Il arrive de plus en plus fréquemment que  85 à 90% des élèves scolarisés déjeunent au restaurant.

Ce qui est considérable eu égard aux locaux, ce qui est une nette et constante progression qui continuera de croître, ce qui ne peut plus être géré de la même manière qu’il y a trois ou quatre ans, sachant que de nombreuses nouvelles familles vont s’installer dans la commune et que la taille du restaurant n’augmente pas avec le nombre d’élèves.

Il va donc nous falloir discuter de tout cela et trouver un terrain d’entente. Ce dont je ne doute pas.

Je vous en ai souvent parlé, mais nous y voilà ! Nous y sommes enfin !

Vous avez pu vous en rendre compte en tant qu’usagés, en tant que riverains : l’axe central de notre commune, la rue des Canadiens (RD313), fait l’objet, avec l’aide du Département, de très importants travaux dont je résumerai le but en trois points : Sécurité. Confort. Aspect.

Sécurité, car cette nécessité tombait bien sûr sous le sens avec le constat quotidien de vitesses excessives et de certaines conduites dangereusement inconscientes observées sur cet axe.

Confort, parce que cette route ancienne, aux structures devenues totalement inadaptées, était tout sauf confortable, notamment pour les nombreux piétons qui s’y déplacent.

Aspect, parce que la valorisation de notre commune passe en premier lieu par cette première réhabilitation essentielle, autant pour l’axe lui-même que pour l’amour-propre de ses habitants.

Il y  eut, précédemment à cela, la complexité de l’enfouissement des réseaux aériens en deux tranches (2015 et 2016) avec la pose de nouveaux candélabres équipés de LED, puis la mise aux normes de nombreux réseaux souterrains, ainsi qu’un important travail lié au ruissellement des eaux pluviales ; toutes choses nécessitant un renouvellement conséquent des raccordements individuels et, pour certains autres travaux, la coopération positive de la ville d’Elbeuf avec laquelle nous entretenons de très bonnes relations.

Nos habitudes vont se trouver modifiées au travers de  cette nouvelle circulation des véhicules, des piétons, des cyclistes, du stationnement (dont le nombre de places a augmenté), du futur mobilier urbain.

Mais il faut également constater, ainsi que je le disais précédemment, une valorisation plus spécifique des lieux,  entre autre pour les commerces, dont, par exemple, les problèmes d’accessibilité dans le cadre des normes pour le handicap se trouvent ainsi réglés puisque le niveau du trottoir a été rehaussé  à celui du seuil des magasins, mais aussi par la mise en valeur, pour les riverains, des  entrées de propriétés toutes maintenant bitumées.

Il reste cependant encore beaucoup à faire : pour les cheminements piétonniers (et il passe beaucoup de piétons), pour la piste cyclables, ainsi que pour le mobilier urbain, la signalisation au sol, et  diverses remises en état après travaux.

L’ensemble, en fonction de la météo, sera réalisé dans les semaines qui viennent.

Avant de passer à un autre sujet, je souhaite exprimer quelques remerciements :

Tout d’abord à nos commerçants qui ont fait preuve de beaucoup de compréhension et de beaucoup de patience. Les aménagements bénéficient naturellement à leur activité, mais il y a eu quelques moments difficiles.

Ensuite, je dis bravo. Bravo et merci pour la qualité du travail, des relations avec la mairie et de l’écoute des riverains à l’entreprise Viafrance qui réalise ces travaux et dont des représentants sont parmi nous dans cette salle.

Merci aussi au Département de l’Eure qui, par l’intermédiaire de l’antenne de Beuzeville pour la Direction de la Mobilité, nous assiste avec beaucoup d’assiduité et de compétence.

Enfin, merci pour le soutien efficace apporté à ce projet par Monsieur Questel, notre député, qui était alors notre Conseiller Départemental et par Monsieur Maurey, notre sénateur, sans lesquels, il faut le dire, nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui.

En 2019, profitant de travaux qui seront menés par le Syndicat d’Assainissement Bosroumois – Saint-Ouen-du-Tilleul, dont Michel Mathé, premier adjoint est le président et Monsieur Vanheule, maire de Bosroumois, vice-président, nous avons prévu de faire procéder à l’enfouissement des réseaux aériens de la partie de la rue des Canadiens située entre le Rond-point du Roumois et la limite de la commune en direction de Bourgtheroulde.

Ainsi, la totalité de cette rue des Canadiens, de l’entrée à la sortie de la commune, soit deux kilomètres, se présentera sous un aspect nouveau, harmonieux et homogène.

Et puis, pour énumérer succinctement quelques projets, je voulais vous annoncer, si les conditions techniques se trouvent réunies,  l’installation, dans quelque temps, d’un feu tricolore près du passage pour les piétons devant la pharmacie.

Il fonctionnera à la demande des usagers et régulera la vitesse à l’aide d’un radar automatique qui ne permettra pas de dépasser les 50 km/h réglementaires.

Dans le cadre de nos équipements publics, une borne de recharge pour les véhicules électriques, subventionnée par le Syndicat de l’électricité de l’Eure, le SIEGE, est maintenant opérationnelle rue de la Mairie.

Un défibrillateur sera très prochainement installé dans la commune. Nous avons d’ailleurs bénéficié pour son acquisition d’une aide financière de monsieur Hervé Maurey que je remercie.

Enfin, avec le concours de la Communauté de Communes de Roumois-Seine, la rue des Bruyères, axe important et fréquenté en périphérie de la commune, a été réaménagée, tant pour le confort et la sécurité de la circulation et des riverains, que pour la maîtrise du ruissellement.

Deux ou trois choses encore.

Le projet de nouveau cabinet médical, rue de l’Eglise, où officierons les docteurs Gray et Meurice, verra le jour cette année sur une parcelle située derrière la mairie. Quant au centre de loisir pour les enfants de 3 à 12 ans, il est toujours  je m’en félicite inscrit dans le contrat de territoire pour 2019 ; (monsieur le président de la communauté de communes) le terrain pour l’accueillir est potentiellement prêt.

D’une manière plus large et en fonction des obligations liées au programme d’accessibilité pour le handicap, un ensemble de travaux partiellement subventionnés sera effectué en deux parties. La première concernera la Mairie, la salle des fêtes, l’église et le cimetière. Les écoles et la cantine faisant l’objet d’un programme particulier.

Pour le cas plus spécifique de la Résidence Autonomie Saint-Jacques, résidence autonomie étant l’appellation officielle des ex RPA, des améliorations de sécurité et de confort vont être apportées à l’intérieur des logements comme à l’extérieur de ceux-ci.

Cet ensemble de travaux, de rénovations et de mises aux normes, sera financé de trois manières : par l’ensemble des subventions qui leur sont liées, par le budget du centre communal d’action sociale, le CCAS, et par le bailleur social propriétaire des lieux.

Il me reste aussi à vous informer des débuts prochains de la construction du nouvel atelier technique fonctionnel et répondant enfin à toutes les normes il sera situé derrière le restaurant scolaire ; l’ancien sera démoli et la parcelle communale ainsi libérée permettra un aménagement foncier maîtrisé  autorisant avec les rues Angot et Bannettes l’aménagement d’un déplacement piétonnier jusqu’au centre de la commune.

Cet aménagement équilibrera, puisqu’ils seront proches l’un de l’autre/ celui en cours au lotissement de la Chouque qui va prendre d’ici peu son essor. C’est donc un nouveau quartier de Saint-Ouen qui va se développer à cet endroit.

Je parlais tout à l’heure, en schématisant quand même un peu/, de systèmes incertains pour ce qui concerne les financements et les subventions…

Le budget communal, qui nous est, lui, beaucoup plus immédiat,  fait l’objet d’une attention rigoureuse et constante. De ce fait, des mesures rationnelles d’économies et de gestion peuvent être très rapidement mises en œuvre chaque fois que cela est possible ou nécessaire.

La plus récente, mais aussi la plus spectaculaire, ainsi que je vous l’ai déjà dit, est l’économie générée par la coupure nocturne de l’éclairage. Mais ce n’est pas la seule.

Je profite d’ailleurs de cette allusion à l’éclairage pour rappeler à tous ceux, nombreux, qui étaient présents à la réunion publique d’information, mais également à tous les autres, que nous avons prévu une seconde réunion en début d’année pour faire le point six mois après et pour, éventuellement, améliorer les dispositions.

Pour en revenir aux finances, cette vigilance budgétaire a permis, par exemple, mais il y a d’autres cas,  de ne pas faire appel à l’emprunt pour chacune des tranches d’enfouissement réalisées. Donc de ne pas endetter la commune et, à terme, de ne pas augmenter la fiscalité locale.

L’ensemble de ces actions, ainsi que celles, aussi nombreuses,  qui passent inaperçues, représente le travail constant d’une équipe municipale dont je me réjouis de la cohésion et du niveau d’investissement.

Notre commune vit et se développe comme beaucoup d’autres communes comparables ; chacune ayant bien sûr ses spécificités.

Pour ce qui nous concerne, nous avançons (c’est un mot que j’aime bien) et nous allons continuer de le faire. En nous servant notamment pour cela, car il faut se servir de tout, de ces spécificités que sont les avantages de nos inconvénients, tout en évitant l’inverse.

Je veux dire, par exemple, nos positions géographiques et physiques entraînent des désagréments autant que des commodités dont nous devons nous servir ; entre autres choses, aurions-nous toute cette activité commerciale si nous n’avions pas les soucis inhérents à la route départementale ? Aurions-nous ce nombre important de personnes qui traversent notre commune, mais qui s’arrêtent dans nos commerces et participent ainsi à l’activité de Saint-Ouen ? Probablement pas, donc voilà un avantage.

Et il en est de même pour d’autres situations, et notamment pour le foncier avec ce qu’il nous apporte finalement d’aménagements, de développements et de dynamisme.

Au bout du compte, il faut simplement si je puis dire continuer à faire en sorte que la somme des avantages que nous avons… continue à se démarquer le plus possible de celle des inconvénients que nous pourrions avoir ceci pour le plus grand bénéfice de la commune…

Et pour conclure, puisqu’il le faut bien et que je ne voudrais pas vous sembler trop bavard, je voudrais exprimer quelques remerciements particuliers.

Tout d’abord à l’équipe des enseignants du groupe scolaire avec lesquels, en dépit des soucis du quotidien, nous entretenons d’excellentes relations.

Ensuite aux agents territoriaux de la commune qui, quelles que soient leur fonction, font preuve d’un grand sens du devoir et sur lesquels je sais pouvoir compter.

Egalement aux responsables des associations, ACANAMI, club de l’âge heureux, comité des fêtes, Apesot, etc… pour leur inlassable travail.

Enfin, à mes collègues élus qui, eux aussi, en proportion de leurs possibilités mettent au service de leurs concitoyens leur temps, leurs compétences, leurs capacités. Et ils en ont beaucoup.

Je suis bien sûr le maire de cette commune, mais sans eux, sans leur concours, sans leur aide, il faut bien le reconnaître, je ne pourrais pas grand-chose.

Voilà chers amis ce que je voulais, ce que je tenais à vous dire et à porter à votre attention.

Je vous souhaite pour 2018 ce qu’il y a de meilleur. Pour vous, pour vos proches et pour nous tous dans ce monde tumultueux.

Bonne année et merci.

Le Maire

Jean AUBOURG